Partager cet article:
 

Presse

PNG - 1.2 Mo

https://youtu.be/_uig1esuDlU

André Versaille nous donne un roman saisissant dont la narratrice et scriptrice (fictive) est Armande Béjart.
Le journal d’Armande Béjart, sous la plume d’André Versaille, prend une dimension d’auto-analyse supplémentaire. (…)
Il y a grand bonheur à lire ce récit et à être placé au coeur de la troupe de l’Illustre théâtre, à vivre le quotidien des tournées en province, l’arrivée dans le Paris du XVIIe siècle, les intrigues de la Cour de Louis XIV, grand protecteur de Molière, l’écriture des pièces (dont Molière faisait la lecture à ses comédiens pour « tester » ses effets), les succès, les échecs, les éreintements… jusqu’à ces pages poignantes de la mort de Molière au terme d’une représentation du Malade imaginaire.
Lorsqu’une érudition exceptionnelle se met au service de la fiction, l’écriture et l’invention romanesques permettent une création au plus près des êtres, restituant la complexité des sentiments, la force des émotions tout en nous donnant diablement envie de relire (ou de revoir) l’oeuvre de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Jean Jauniaux L’Ivresse des livres

« J’avais vingt ans, on me trouvait fraîche et cette fraîcheur masquait mon étourderie », écrit Armande Béjart, qui ajoute : « Mon étourderie a fait place à de la tristesse. » Molière est mort vingt-six ans plus tôt et il ne reste à sa veuve qu’un an à vivre. Que faire d’autre que se souvenir ? Mais se souvenir de quoi ? De sa mère Madeleine, qui fut avant elle la compagne de Molière, et fonda avec lui l’Illustre théâtre, de l’aventure de la troupe, de l’arrivée à Paris, de la gloire, de la création des grandes pièces ? Ou de ses amours contrariées et infidèles avec l’auteur du Misanthrope, de cette union qui scandalisa, provoquant rumeurs et calomnies ?
De tout cela à la fois, répond André Versaille dans ce roman où la comédienne, s’adressant à Molière, « s’interroge sur ce qu’elle a fait de sa vie » : l’éditeur et écrivain, qui prépare une édition des œuvres complètes du dramaturge (à paraître chez Bouquins), passe sans discontinuité de la carrière publique à la vie privée, et dès lors entremêle faits historiques et rêverie sur leurs interstices. (…) L’auteur ne manque ni de virtuosité ni de sensibilité pour ce qui apparaît peu à peu comme la raison d’être du livre : nous placer face à face avec Molière, tel qu’il fut peut-être, dans cette intimité où nous ne pouvons plus l’atteindre.

Fl. Go., Le Monde

L’éditeur et écrivain, spécialiste du dramaturge (…) évoque ici les amours entre la comédienne et Molière, qui n’ont cessé de susciter calomnies et légendes.

Camille Elise Chuquet, Lire – Magazine littéraire

On peut préparer une intégrale Molière (à paraître chez Bouquins) et avoir envie de se divertir autrement en compagnie d’un auteur devenu personnage. Voici donc le journal apocryphe d’Armande Béjart imaginé par André Versaille.
Elle est toute jeune quand elle comprend que sa mère Madeleine, maîtresse avant elle de Molière, partage avec celui-ci le goût de l’infidélité.
Ce thème de la trahison court à travers ses souvenirs, écrits 26 ans après la mort de celui qui était devenu son époux.
Elle s’adresse à lui pour ce qu’a été leur vie (…). Elle tente de dire sa vérité et de décrire au mieux qui était Jean-Baptiste Poquelin : un « chiffonnier de l’âme  » qui pillait dans les traits de caractère et les conversations de son entourage pour créer des figures éternelles profondément humaines.

Pierre Maury, Le Soir

Cela fait près de quinze ans qu’André Versaille s’intéresse de près à Molière, à son œuvre comme à sa vie. On dit souvent que "derrière chaque grand homme il y a une grande femme". André Versaille est donc parti à la recherche de la femme qui se cache derrière Molière. Dans son cas, il y en a deux : son épouse, Armande Béjart et sa belle-mère, Madeleine, qui a entretenu des relations avec son gendre bien avant que les liens du mariage ne l’unissent à sa fille. Face à la mère, il y a la fille : Armande Béjart. De vingt ans la cadette de Molière, elle a très mauvaise réputation car elle aurait rendu Molière malheureux du fait de ses multiples infidélités, d’où le titre qu’André Versaille a choisi pour son livre dont elle est la narratrice
André Versaille a choisi d’endosser le rôle du romancier, décidé à percer à jour la psychologie d’une femme, Armande regardant Molière depuis le lit qu’ils partagent bon an mal an et des coulisses des plateaux de théâtre.

Tania Markovic
La Couleur des Idées, Pascale Seys
RTBf (Radio télévision belge francophone)

L’auteur a imaginé que, vingt-six ans après la mort de Molière, sa femme Armande qui avait vingt ans de moins que lui et qui le trompa beaucoup, maintenant retirée de la scène et approchant de la mort, revient sur leur passé. (…) Celle qui créa le rôle de Célimène, qu’elle lui avait d’ailleurs inspiré, finit toutefois par se demander si elle n’était pas passée à côté d’elle-même comme à côté de son comme de son génial mari. Un roman insolite et attachant.

Jacques Frank, La Libre Belgique

Une vision intime de Molière à travers la correspondance imaginaire d’Armande Béjart qu’elle lui adresse bien après sa mort. Amour de l’art et amour tout court s’y imbriquent avec brio.

Bernard Meeus, Le Soir Mag

Armande Béjart a plutôt mauvaise réputation. Elle est généralement regardée comme celle qui, à force d’infidélités, a rendu Molière très malheureux. André Versaille a voulu lui donner la parole pour lui permettre de raconter leur vie commune de son point de vue à elle. (…) Pendant un an elle s’astreindra à tenir ce journal à travers lequel nous découvrons à la fois l’aventure haute en couleur de la troupe la plus célèbre du théâtre français, et un portrait de Molière regardé depuis les coulisses et depuis l’alcôve. Au fil de son récit, Armande ne cesse de s’interroger. Comment a-t-elle été formée pas Molière ? Et aussi comment a-t-elle pu s’émanciper de lui ? Comment a-t-elle joué ses grands rôles comment a-t-elle réagi en découvrant qu’elle fut le modèle de la Célimène du Misanthrope ? Qu’est-ce qui a entraîné son désamour, sa première infidélité puis son basculement dans le libertinage ? Et, elle qui sa vie durant fut une éternelle benjamine, comment arriver à l’âge mûr, a-t-elle vécu son amour avec Michel Baron, de onze ans son cadet, fils spirituel de Molière et qui deviendra le comédien français le plus renommé de la fin du XVIIe siècle ?
D’une plume prenante et émouvante, dans une langue belle et harmonieuse, Armande se livre, par petites touches, et nous dévoile une magnifique et complexe personnalité de femme.

Léo Lamarche, L’Est éclair

Armande Béjart est réputée avoir allègrement cocufié Molière, sans l’aimer vraiment. André Versaille entend la réhabilité en lui donnant la parole.
Vingt-sept ans après sa mort, elle s’adresse à son époux dans ce journal intime au fil duquel elle le fait revivre avec amour et admiration. Elle raconte longuement la vie de la troupe et sa rivalité avec l’Hôtel de Bourgogne, sa relation avec Madeleine Béjart, inspiration et la création de ses pièces ou son passage épineux de la tragédie à la comédie.

M. P. L’Avenir

Vingt-six ans après le décès de son époux en 1673, et au terme d’une existence truffée de théâtre, de passions amoureuses, de libertinages et de déceptions, Armande, retirée de la scène et sentant sa fin prochaine, décide de faire le point sur sa propre vie et cela en s’adressant à son défunt mari.
Pendant près d’un an elle va s’astreindre à tenir un journal à travers lequel le lecteur découvre à la fois l’aventure « bariolée » de la troupe la plus célèbre du théâtre français, mais aussi un portrait de Molière observé depuis les coulisses mais aussi l’alcôve.
Armande ne cessera de se poser des questions. Comment a-t-elle été « façonnée » par le « maître » et comment s’en est-elle émancipée ? A-t-elle été à la hauteur dans ses grands rôles et comment a-t-elle réagi en découvrant qu’elle avait été le modèle de la « volage » Célimène du Misanthrope ?
Mais Armande se demande aussi ce qui a bien pu susciter son désamour, sa première infidélité et son basculement dans le libertinage. Et puis aussi comment, arrivée à l’âge mûr, elle a vécu son amour pour Michel Baron, de onze ans son cadet, mais qui était le fils spirituel et meilleur ami de Molière et qui deviendra le comédien français le plus fêté de la fin du XVIIe siècle. Et si, en fin de compte, elle était passée autant à côté d’elle-même que de son époux ?

André Versaille, par ailleurs spécialiste de La Fontaine et de Voltaire, travaille depuis plus de quinze ans sur le théâtre de Molière dont il va publier une édition commentée et annotée des Oeuvres complètes à paraître prochainement aux éditions « Bouquins ».

Agence Belga

Seule et vieillissante, Armande exprime ses regrets et son amour pour Molière. Par le biais de lettres qu’elle lui écrit presque chaque soir, elle retrace le portrait du grand homme de théâtre, évoque les événements-clés de sa carrière et revient sur les pièces phares de sa production.
Cependant, à travers cette correspondance posthume, Armande exprime également les sentiments contradictoires d’une femme remplie de désirs et d’aspirations qui résonnent aujourd’hui encore : être amante, mère, s’adonner à sa passion et poursuivre sa carrière professionnelle. Car qu’il s’agisse de Madeleine ou d’Armande, les femmes qui gravitent autour de Molière lui permettent avant tout de se consacrer pleinement à son art, au détriment parfois de leurs propres ambitions.
Avec Armande ou le chagrin de Molière, André Versaille réussit habilement à dresser un portrait original et intimiste de Molière, mais il parvient surtout à donner voix à Armande et, à travers elle, à de nombreuses figures féminines que l’Histoire a préféré laisser dans l’ombre d’un homme illustre. »

Laura Delaye Le Carnet et les instants Le blog des Lettres belges francophones

Une prouesse littéraire. Un monument d’érudition.

Bernard Delcord, Lire est un plaisir

Spécialiste de la littérature française des XVIIe et XVIIe siècle, familier de l’œuvre de Molière, c’est à sa femme Armande Béjart qu’André Versaille redonne une voix. Il lui fait tenir, au crépuscule de sa vie, un journal s’adressant à son défunt mari.
Se dessine en creux le portrait d’une femme passionnée, comédienne célébrée, épouse déçue et libertine, enfin émancipée.

Pleine vie