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Les musulmans ne sont pas des bébés phoques

Mon feuilleton sur le site de Monde

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Bonjour à tous,

À partir du 6 mars 2017, je publie sur le site du Monde un feuilleton en ligne intitulé :

Les musulmans ne sont pas des bébés phoques

De notre déni considéré comme l’un des beaux-arts

http://andreversaille.blog.lemonde.fr/

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Ce feuilleton, première version d’un livre à paraître à la rentrée[1], traite du malaise de bien des « progressistes » face à un certain islam sectaire tyrannique, au point de traiter, de manière quasi pavlovienne, d’islamophobes et de racistes ceux qui prennent la liberté de le critiquer. L’embarras est tel, que beaucoup répugnent jusqu’à prononcer le mot d’islamisme, et se réfugient dans le déni.

Cette marotte n’est pas nouvelle. Le déni fut et reste l’arme utilisée pour refuser de débattre d’un phénomène politique qui se trouve en contradiction avec sa propre vulgate, et cela quel que patent soit le phénomène, et absurde la vulgate. C’est pourquoi, avant d’aborder la question de l’islamisme, j’ai trouvé utile de faire un détour par certaines attitudes d’intellectuels progressistes parmi les plus brillants à propos de dictatures ou de régimes totalitaires (léninisme, stalinisme, maoïsme, castrisme, autocraties tiers-mondistes…) dès lors que ceux-ci se réclamaient de la gauche.

Mes critiques s’adressent à ma Famille, celle des intellectuels de la gauche de la gauche, champions toutes catégories en matière de déni. Il va de soi qu’elles visent leurs écrits, non leurs personnes. Les citations ici rapportées ont pour objectif de mettre en évidence l’esprit récurrent de certaines prises de position, et de tracer le fil qui relie une série de dénis successifs jusqu’au dernier avatar en date, le refus de regarder en face le fanatisme islamiste.

Les exemples relatifs à ce déni abondent. J’en présenterai un certain nombre, et, en contrepoint, je citerai des dénonciations de cette « maladie de l’islam », pour parler comme Abdel Wahhab Meddeb, lancées par des résistants musulmans courageux et lucides comme Hélé Béji, Tahar Ben Jelloun, Ghaleb Bencheikh, Abdenour Bidar, Kamel Daoud, Boualem Sansal, Leïla Slimani, et d’autres, au péril de leur vie…
Autant de paroles précieuses que notre pusillanimité nous empêche de relayer comme il conviendrait.

Oui, il y a chez les résistants musulmans une fierté magnifique, celle de la révolte bâtisseuse. Cette « grande lueur » que l’on croyait jadis apercevoir à l’Est, viendra peut-être du Sud…

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Les questions que je traite faisant toutes débat, sinon polémique, j’ai choisi de commencer par publier ce texte sous forme de feuilleton, genre inventé au XIXe siècle, mais en l’adaptant à notre âge numérique qui offre la possibilité de l’échange immédiat avec le lecteur. Et je suis reconnaissant à Marion Hennebert et Jean Viard, responsables des éditions de l’Aube, d’avoir spontanément accepté de me suivre dans cette aventure avant d’accueillir l’ouvrage dans leur catalogue.

L’époque étant ce qu’elle est, et les exacerbations idéologiques celles que vous savez, je m’attends évidemment à bien des critiques hostiles. Cela fait partie du jeu. D’ailleurs, je n’aime rien tant que le débat avec ceux qui ne partagent pas mes vues.

Par conséquent, je serai très heureux de bénéficier de vos réactions dont plusieurs m’amèneront sans doute à nuancer et préciser certains de mes propos lorsque je ferai paraître le texte en volume. Nul doute qu’il contiendra nombre de compléments, voire de chapitres supplémentaires.

N’hésitez donc pas !

André Versaille

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Voici l’article que Monique Baus a consacré à mon feuilleton, dans La Libre Belgique

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Liste des billets déjà parus :

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Avertissement
1. De notre irrépressible besoin de rallier le parti des idiots utiles
2. « Non seulement nous avions tort, mais c’étaient nos adversaires qui avaient raison. »
3. Dieu que l’émancipation était belle au temps des colonies !
4. De la gueule de bois des décolonisés
5. De la dictature sans faille : une nécessité patriotique
6. De la guerre d’Algérie, à l’origine de notre engagement tiers-mondiste
7.Du facteur religieux du FNL, une ignorance du monde intellectuel progressiste
8. Démocratie ! Laïcité ! Des discours à l’usage des Occidentaux
9. « Personne ne voulait savoir la torture et l’absence totale de démocratie »
10. De notre posture de dominants repentis
11. De l’esclavage condamné ou ignoré selon l’identité des esclavagistes
12. De la colonisation arabe-musulmane, un fait historique mal connu en Occident
13. Un syndrome colonial ?
14. Du retour inattendu de la tyrannie religieuse
15. Sommes-nous en guerre contre le terrorisme islamiste ?.
16. Si nous sommes en guerre est-elle de religion ?
17. De l’illusion de croire que l’on choisit ses ennemis
18. Allahuakbar Charlie !
19. Une manifestation pétainiste ?
20. Je suis Charlie versus Je ne suis pas Charlie
21. De l’héritage de Voltaire et de ce que nous n’en avons pas fait
22. De la religion utilisée comme idéologie
23. « Mais d’abord, écrasez l’Infâme ! »
24. D’une scolastique, l’autre, en sautant par-dessus les Lumières
25. De Sartre à Badiou, l’émergence d’une scolastique new look ?
26. De la Révolution, sainte, libératrice et purificatrice
27. Retour à notre événement fondateur, la Révolution soviétique
28. De ces étranges procès en sorcellerie
29. D’un livre coup de tonnerre
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REMERCIEMENTS

Ce feuilleton est né de nombreuses discussions formidablement stimulantes avec des amis très proches. Bien évidemment, faut-il le préciser ?, les positions et opinions ici avancées n’engagent que moi. Pour autant, les lectures et les critiques, toujours pertinentes, de mon complice Élie Barnavi, de Gérard Chaliand, d’Eglal Errera, amie depuis quarante ans, de Michel Gross, de Jean Vogel et, par-dessus tout, de la femme qui partage ma vie, me furent infiniment précieuses. Sans leur infatigable amitié et leurs aiguillons, j’aurais certes tenté l’aventure mais je ne suis pas sûr, étant donné les passions suscitées par les sujets abordés, que je l’aurais menée à bien.

Je ne l’oublierai pas – et je crains bien qu’eux non plus…

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[1] Cette publication se fera à raison de 5 livraisons par semaine (du lundi au vendredi) pendant 3 mois. Ensuite, le livre paraîtra aux éditions de l’Aube, en volume et au format numérique, à la fin du mois d’août.